- Traduit en français une première fois en 1948 aux Éditions du Rocher, dans une indifférence presque officielle, Savrola, ses quinze chapitres, ses 250 pages, renaît aujourd'hui grâce à l'éditeur Jean-Daniel Belfond, fondateur du groupe L'Archipel et à la complicité de l'écrivain et critique omniscient Pierre Assouline, qui signe la préface. «Ce récit, aux allures de roman de cape et d'épée, se lit d'une traite. Il s'agit bel et bien de la satire amusante et cinglante d'une république bananière. On y trouve déjà toute l'ironie et la narquoiserie qui feront le sel des propos de Churchill. De même que la dénonciation absolue du pouvoir absolu», commente Jean-Daniel Belfond.
Churchill ne fut pas le seul politique tenté par la respublica litterarum. Que l'on songe à son compatriote Disraeli, à Clemenceau ou au général de Gaulle, lequel avait «mirlitonné» quelques vers de jeunesse sous le prête-nom de Charles de Lugale avant de brandir Le Fil de l'épée et de se lancer dans ses monumentales Mémoires de guerre. Le roman (où curieusement la femme du président évoque Eva Peron, avec un demi-siècle d'avance) s'achève sur une citation de Gibbon définissant l'histoire comme «le registre des crimes, des folies et des infortunes de l'espèce humaine». Churchill est parti sur ces mots : «Le grand voyage valait bien la peine d'être fait… une fois». Il connaît aujourd'hui une seconde naissance, avec ce «nouveau» roman, après la publication en poche de ses principaux textes, chez Tallandier.
Savrola, dans la traduction originale de Judith Paley, sort le 24 août aux Éditions Écriture.
On a retrouvé le roman de Churchild
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