Les nouvelles règles d'orthographes...


Si vous avez un enfants en classe primaire, vous connaissez déjà ce revirement dans la langue française... Et pour les autres, voici les nouvelles règles qui vont être apprises à vos enfants et qu'il nous faudra appliquées si nous voulons continuer à écrire sans fautes...

1- Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union.

Ainsi, on n'écrira plus vingt et un mais vingt-et-un.
Cela pour permettre de faire la différence, par exemple, entre vingt et un tiers ( 20+1/3 ) et vingt-et-un tiers ( 21/3 )


2-Dans les noms composés (avec trait d’union) du type pèse-lettre (verbe +nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel seulement et toujours lorsque le mot est au pluriel.

Exemple :
Avant : Un compte-gouttes, un après-midi          |      Avant : Des compte-gouttes, des après-midi
Aujourd'hui : Un compte-goutte, un après-midi   |    Maintenant : Des comptes-gouttes, des après-midis

Observation. Restent invariables les mots comme prie-Dieu (à cause de la
majuscule) ou trompe-la-mort (à cause de l’article). On écrit des garde-pêches qu’il
s’agisse d’hommes ou de choses.
 Cette régularisation du pluriel aboutit à une règle simple et unique et supprime des
incohérences (pourquoi, en ancienne orthographe, un cure-dent mais un cure-ongles ?).

3- On emploie l’accent grave (plutôt que l’accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe), au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder, et dans les formes du type puissè-je.

événement   ==  évènement   
réglementaire   == règlementaire
je céderai   ==  je cèderai
ils régleraient   ==  ils règleraient

Observation. Devant une syllabe muette, on écrit donc toujours è, sauf dans les préfixes dé- et pré-, les é- initiaux ainsi que médecin et médecine. La règle de base est généralisée : évènement ressemble désormais à avènement ;
règlementaire s’écrit comme règlement

4- L’accent circonflexe disparait sur i et u. On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et dans cinq cas d’ambigüité


coût  ==  cout
entraîner, nous entraînons  ==  entrainer, nous entrainons
paraître, il paraît  ==  paraitre, il parait

Observation. Les mots où le circonflexe est conservé parce qu’il apporte une distinction de sens utile sont : les adjectifs masculins singuliers dû, mûr et sûr, jeûne(s) et les formes de croitre qui, sans accent, se confondraient avec celles de croire (je croîs, tu croîs, etc.).
Sur i et u, l’accent circonflexe ne joue aucun rôle phonétique ; il est l’une des principales causes d’erreurs et son emploi, aléatoire, ne peut être justifié par l’étymologie.

5-Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent sur le modèle de peler ou de acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Font exception à cette règle appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler).

j’amoncelle  == j’amoncèle
amoncellement  ==  amoncèlement
tu époussetteras  ==  tu époussèteras

Observation. Avec cette nouvelle règle, il n’y a plus lieu de mémoriser de longues listes de verbes, dont la conjugaison variait parfois même d’un dictionnaire à l’autre.

6- Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’appliquent aux mots français.

des matches  ==  des matchs
des misses  ==  des miss
revolver  ==  révolver

Observation. Le pluriel régulier, déjà familier à la plupart des francophones, renforce l’intégration des
mots empruntés ; l’ajout d’accent permet d’éviter des prononciations hésitantes.

7- La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, en particulier :    — dans les mots composés de contr(e)- et entr(e)- ;    — dans les mots composés de extra-, infra-, intra-, ultra- ;    — dans les mots composés avec des éléments « savants » (hydro-, socio-,          etc.) ;    — dans les onomatopées et dans les mots d’origine étrangère.

contre-appel, entre-temps  ==  contrappel, entretemps
extra-terrestre  ==  extraterrestre
tic-tac, week-end  ==  tictac, weekend
porte-monnaie  ==  portemonnaie

Observation. La soudure est étendue ; au-delà des cas cités dans cette règle, les auteurs de
dictionnaires sont invités à privilégier la graphie soudée.
  
8- Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s’écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple. Font exception à cette règle colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).

corolle  ==  corole
frisotter, frisottis  ==  frisoter, frisotis

Observation. Là encore, il s’agit de supprimer des incohérences : corole s’écrit désormais comme
bestiole ; mangeoter suit neigeoter.

9- Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi-, et est ajouté dans quelques mots.

aiguë, ambiguë  == aigüe, ambigüe
ambiguïté  == ambigüité
arguer  ==  argüer

 Observation. Les mots dans lesquels est ajouté un tréma sont : argüer (j’argüe, nous argüons, etc.), gageüre, mangeüre, rongeüre, vergeüre.
 Le déplacement du tréma évite des difficultés de lecture ; son ajout empêche des
prononciations jugées fautives.

10- Comme celui de faire, le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est invariable.

elle s’est laissée maigrir  ==  elle s'est laissé maigrir
je les ai laissés partir  == je les ai laissé partir

Quelques anomalies sont supprimées.
absout, absoute (participe passé)                               
appâts (nom masculin pluriel)
assoir, messoir, rassoir, sursoir                                  
bizut
bonhommie                                                              
  boursoufflement, boursouffler,
boursoufflure                                                           
  cahutte
charriot, charriotage, charrioter                                  
chaussetrappe
combattif, combattive, combattivité                          
  cuisseau (dans tous les cas)
déciller                                                                    
  dentelier
dissout, dissoute (participe passé)                             
douçâtre
embattre                                                                  
exéma, exémateux, exémateuse
guilde                                                                       
imbécilité
innommé, innommée                                                
  interpeler (j’interpelle, nous interpelons,etc.)
levreau                                                                     
lunetier
nénufar                                                                    
  ognon, ognonade, ognonière
pagaille                                                                     
persifflage, persiffler, persiffleur,
persiffleuse                                                               
ponch (dans le sens de « boisson »)
prudhommal, prudhommale, prudhommie                   
prunelier
relai                                                                          
saccarine (et ses nombreux dérivés)
sconse                                                                       
sorgo
sottie                                                                        
tocade, tocante, tocard, tocarde
ventail

- On munit d’accent quelques mots où il avait été omis, ou dont la prononciation a changé : asséner,
papèterie, québécois, etc.
- On écrit en -iller les mots anciennement en -illier où le i qui suit la consonne ne s’entend pas, à
l’exception des noms d’arbres (comme groseillier) : joailler, serpillère, etc.
- Enfin, en cas de concurrence dans l’usage, on privilégie la forme la plus francisée (leadeur plutôt que
leader), la graphie sans circonflexe (allo plutôt que allô), le pluriel régulier, etc. Cette
recommandation concerne surtout les auteurs de dictionnaires et est particulièrement valable pour
la création de mots.

Pour la source c'est ICI ... Bon apprentissage à tous...

4 commentaires:

  1. Bon, je me résigne: désormais, ce sera moi qui ferai régulièrement des fautes et les élèves me corrigeront. Je ne vais pas m'amuser à oublier ce que je me suis donné tant de mal à apprendre. J'écris maintenant comme je respire, sans me poser mille questions et mon orthographe fait trop partie de moi-même pour que je songe à la changer - même pas sous la torture!

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  2. Comme je te comprends... Moi qui ais déjà du mal avec les anciennes... :p

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  3. Merci pour ces précisions... Je ne suis pas certaine que toutes ces modifications soient justifiées ou logiques... A chaque remaniement, on se demande comment les enfants ne vont pas se sentir découragés en pensant qu'ils ont eu tant de mal à apprendre telle règle et qu'il faut maintenant la désapprendre ! Qu'en sera-t-il ensuite lors des examens ? Et je ne parle même pas des "é" ou "è" qui sont aussi une question de localisation. Le français est certes aujourd'hui la langue d'usage en France, mais chaque région n'a pas toujours parlé de la même façon et il reste encore aujourd'hui des petites particularités ou des accents qui font qu'un "é" peut se prononcer "è" ailleurs...
    Certaines simplifications s'imposent sans doute, mais je regretterai aussi par exemple les deux "l" de corolle, c'est tellement plus joli ainsi et poétique... Une douce corolle qui s'envole... et dans ce cas, deux ailes n'en sont que plus utiles... ;)

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  4. Je suis bien d'accord avec toi... Toutes ces règles sont un vrai casse-tête... :-t

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