Et pour un retour, c'est un retour corsé ! Je vous laisse apprécier les consignes :
"Je ne sais pas pourquoi. Ça m’a pris comme ça… Une attaque de Jamesbonderie! Alors voilà le sujet du jour…
Je vous propose aujourd’hui d’écrire un texte incluant les titres de films de James Bond suivants :
On ne vit que deux fois- Les diamants sont éternels
Rien que pour vos yeuxTuer n’est pas jouerDemain ne meurt jamaisLe monde ne suffit pasBons baisers de RussieOpération Tonnerre
Votre texte devra en outre comporter les mots suivants : sept, gadget, Dom Pérignon et Beretta mais ne devra en aucun cas avoir un lien avec l’espionnage ou comporter le mot espion. Et c’est là que vous dites en chœur : « Oh…
Wens
Gwens! »…
Wens
Gwens! »…
Bonne cogitation. Moi, je vais boire une vodka-martini mélangée au shaker, pas à la cuillère, pour stimuler mon inspiration…
Rendez-vous dimanche pour la lecture! Et n’oubliez pas de m’adresser vos textes par mail, à atelier(at)skriban(point)eu ou à mon adresse personnelle avant les dix-huit coups de minuit… je veux dire les douze coups de six heures (P.M of course)."
Alors c'est parti, quand il faut y aller, faut y aller.
Couchée depuis quelques heures déjà, je n'arrive plus à dormir. Je regarde mon réveil pour la onzième fois au moins : 4h30 ! Je m'assieds sur le bord du lit hésitant encore à descendre me préparer une tasse de thé. Cette action pourrait m’empêcher définitivement de finir ma nuit dans mon lit. Je jette un regard envieux sur mon conjoint qui, lui, dort à poing fermé. Le sourire un peu abruti qu'il affiche me fais rire. La décision est prise : je descends. Je ne peux plus supporter de rester là à tourner dans mon lit à côté d'un homme qui roupille. Et puis comme ça je pourrais en profiter pour essayer d'arriver au bout de mon livre, celui que je n'arrive pas à finir tant il m'ennuie. Tiens, il fera peut-être office de somnifère ! Au moment où je me lève, j'entends mon cher et tendre me parler :
- Bon baisers de Russie !
Je pensais qu'il dormait, alors, étonnée, je lui dis :
- Toi aussi tu as du mal à dormir ?
Aucune réponse. Je le regarde de plus près ( oui, nous sommes dans le noir ). Ses yeux sont bien fermés. Il a dû parler dans son sommeil, me dis-je, dommage j'aurai bien aimé être accompagnée pour ma tasse de thé. J'enfile mes chaussons, je m’apprête à sortir de la chambre quand j'entends encore mon amour endormi me dire :
- Rien que pour vos yeux, le monde ne suffit pas !
De plus en plus interloquée, je fais marche arrière. Je commence par être intriguée. Serait-ce ça le somnambulisme ? Une copine m'en a parlé, son mari en fait souvent. Je reviens donc vers le lit, je m'accroupis au niveau de la tête de mon homme pour voir si il dort. Et là, je fais un bond en arrière. Il a les yeux ouverts.
- Tu m'as fait peur, je croyais que tu dormais. Elle n'est pas drôle cette blague ! J'allais descendre boire un thé, tu veux venir avec moi ?
L'homme s'assoit sur le bord du lit, je prends ça pour un oui. Je me dirige une nouvelle fois vers la porte de la chambre, quand je sursaute au son d'un :
- Opération tonnerre ! Hurlé par mon homme pourtant bien équilibré d'habitude.
Je n'ai pas le temps de réagir plus. Mon époux me saute dessus, m'attrapant par la taille, il me jette sur le lit sans me lâcher.
- C'est bon, lui dis-je, la blague a assez duré...
Il me coupe et chuchote :
- Chut ! C'est dangereux. Tuer n'est pas jouer, on ne vit que deux fois même si demain ne meurt jamais.
- Je ne comprends rien ! Arrêtes !
Je sens qu'il lâche son emprise. Je me retourne pour lui parler mais à ma grande surprise il s'est rendormi.
Alors c'est ça le somnambulisme ! Bon, maintenant, plus de doute, je ne dormirais plus. Je prends le temps avant de descendre, de remettre le somnambule au lit. Au moment où je m’apprête à passer enfin la porte de la chambre, mon homme se met assis d'un seul coup et crie :
- Les diamants sont éternels !
Blasée, je ne me retourne même pas. Je ferme doucement la porte, et je descends enfin dans la cuisine. Je mets l'eau à chauffer, et encore un peu troublée par ce qui vient de se passer, je m'assois dans mon fauteuil de lecture et j'ouvre ce livre si dur à finir : Un Dom Pérignon, un Beretta et sept autres gadgets, de Bond James.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Vos petits mots sont toujours lus et appréciés... Merci d'avance