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Je reconnais que ça été agréable d'avoir un peu plus de temps pour s'occuper du cadet et d'avoir du temps pour moi pendant la sieste du petit. D'ailleurs, je les ai inscrit tous les deux à la crèche alors que je ne travaillais pas à l'époque. Parce que je suis convaincu d'une chose, on ne peut pas vivre constamment les uns sur les autres, il faut prendre du temps pour soi, pour se ressourcer... Les enfants eux-même en ont besoin. Quelques fois, un petit tour seul dans leur chambre les repose et les calme. Les pauses sociales sont nécessaires selon moi.
Ceci étant dit, je reviens à ce que je disais au début, ça m'a fait drôle de laisser mon fils à l'école. Pour le deuxième, c'était une autre histoire car j'ai du reprendre le travail en même temps.
Pourquoi ai-je trouvé étrange de laisser mon fils à l'école alors que je le mettais sans soucis à la crèche ?
La réponse est assez simple, en fait. Lorsque l'on décide d'avoir des enfants, c'est pour "construire". C'est mon avis. Éduquer est le rôle premier des parents. Les éduquer, les aider à construire leur personnalité et les aider à se faire une place d'adultes responsable.
Alors, oui, laisser d'autres personnes s'occuper d'une partie de ce travail je n'ai pas trouvé ça logique. Je n'ai pas fait des enfants pour les donner six heures par jour à d'autres adultes pour qu'il soit enseigner et éduquer. Même si je ne remet pas en doute les bénéfices de l'école et toutes les avancées, les libertés qu'elle a permises, je pense que dans une certaine mesure elle prend le rôle des parents (dans une certaine mesure).
Passer vingt quatre heures par semaine à une instruction collective, où il faut tenir un certain rythme et où il faut rendre des comptes sur son niveau, tout cela devant et avec des personnes que l'on ne connait pas tout à fait, avec qui on n'a pas de liens... Pour moi c'est une trop forte pression sociale. Qui d'entre nous accepterais de le vivre en tant qu'adulte ?
Imaginez-vous changer, chaque année, de lieu de travail, de collègues et que vos compétences soient notées, jugées, évaluées plusieurs fois dans l'année et cela par rapport aux performances de vos collègues... Comment vous sentiriez-vous ?
Voilà comment je vois l'apprentissage à la maison : L'enfant apprend à son rythme à lui et lui seul, sans comparaison (même si il y a fratrie, la comparaison reste difficile étant donné que les niveaux son forcément différents). Un adulte (le parent, figure rassurante pour l'enfant) est là pour apporter l'aide nécessaire et
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Que des avantages ! Et pour tous les apprentissages spécifiques comme la musique par exemple, on fait appels aux professionnels, et là encore l’enfant reste dans un groupe restreint et apprends avec plaisir.
Par contre, il y a une chose plus difficile à mettre en œuvre c'est arrêter de travailler. Parce que pour que l'école à la maison soit possible, un des parents doit cesser son activité professionnelle. Ce n'est pas toujours évident d'un coté financier pour certains mais cela demande aussi à mettre de coté sa carrière, ce qui demande de se sacrifier, ce qui n'est pas évident pour d'autres.
Heureusement, les écoles ne périront pas de ci-tôt...
Conclusion : pour moi, l'école à la maison présente tous les avantages.
1. Apprendre dans une ambiance détendue et au rythme qui convient à l'enfant.
2. Avoir des activités extra-scolaire sans passer tout son temps en dehors de sa maison.
3. Avoir une vie de famille plus calme et adaptée aux activités en famille.
4. Avoir des rapports sociaux paisibles avec les autres sans pressions ni comparaisons.
Et vous, que vous inspire l'école à la maison ?
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Perso, en tant qu'enfant, j'ai aimé l'école et j'étais même pressée d'y aller. Par contre, maintenant que je suis adulte, je me dis que si j'avais des enfants je préférerai leur faire l'école à la maison pour tous les avantages que tu cites et bien d'autres encore... Billet très pertinent, Marine Rose ! Bisous
RépondreSupprimerEnfant déjà, je rêvais d'une école sur mesure, adaptée à ce qu'on aime et à ce qu'on veut faire plus tard... Je rêve toujours de cela pour mes propres enfants... Plus qu'un savoir, l'instruction doit être une formation de vie puis une formation pour devenir autonome... Je trouve que l'école à la maison est le plus adaptée pour cela, mais peut-être que je me fais des illusions... ;) Merci pour ta visite Karine... BIZzzzzzzzz
SupprimerL'école à la maison, j'y ai pensé pour mes enfants, parce que deux sur les trois sont en difficultés scolaires. Seulement, ce qu'il faut savoir, c'est que les contrôles sont très importants et que le droit à l'erreur n'existe pas ou presque. En cas de problème (l'enfant n'atteint pas le niveau qu'il devrait avoir à son âge), au bout de deux ans d'échec, le retour à l'éducation nationale est obligatoire. Or je ne suis ni psychologue, ni éducatrice spécialisée. Même si ce sont les méthodes appliquées à l'école qui peuvent être en partie à l'origine des difficultés de mes enfants, je n'ai aucune chance d'y arriver mieux que les instits justement parce que mes enfants sont en difficultés et que je ne suis pas formée pour leur enseigner quoi que ce soit. Du coup, si moi, j'ai des obligations de résultats, l'école, elle, n'en a pas (en tout cas pas dans le public). Ce qui fait qu'on pourrait me reprocher d'être responsable de l'échec scolaire de mes enfants, même si l'origine des troubles est à chercher à l'école... et que l'école ne peut être rendue responsable des échecs de mes enfants... Bref, j'ai renoncé parce que je n'ai pas envie d'être à la fois la mère et celle qui va entrer en conflit avec ses enfants parce qu'ils n'arrivent pas à apprendre. Et puis, je pense aussi que pour les enfants, c'est plutôt bénéfique, en somme, d'être confrontés à d'autres adultes. Quant à tes arguments basés sur la comparaison avec ce que les adultes subissent, je crois qu'il y a bon nombre d'endroits où les adultes changent régulièrement de collègues, sont notés en fonction d'objectifs plus ou moins atteignables... et que le monde du travail est une véritable jungle alors que le milieu scolaire est plutôt protégé en général. De plus, dans les petites écoles en particulier (mais pas uniquement), les enfants se suivent d'une année sur l'autre. Ils ne changent d'interlocuteur qu'une fois dans l'année (hormis les maladies et les remplacements de l'instit), mais suivent leurs camarades d'une année sur l'autre. Ils ne sont donc pas totalement "perdus" et les amitiés qui se nouent sont vraiment très importantes pour eux et participent à leur socialisation (même si, on est d'accord, l'école n'est pas le seul lieu de socialisation qui existe, et pas forcément le meilleur non plus). Bref, l'école à la maison, pour moi, c'est bien si l'enfant n'a pas de problème, si le parent qui s'y dévoue est disponible et volontaire. Personnellement, avec 4 enfants et une grande maison à gérer, c'est juste impossible... Bises !
RépondreSupprimerMerci Amélie pour ces précieux renseignements... L'école à la maison est pour moi un rêve (peut-être une illusion) qui le restera peut-être toujours... Il est vrai que ce doit être plus facile lorsque les enfants ne sont pas en difficulté scolaire. Et si les contrôles sont rigoureux tant mieux car je pense que si il y a échec le retour en école classique doit être finalement un soulagement tant pour l'enfant que pour l'adulte.
SupprimerJ'ai fait cet article surtout en fonction de mon vécu en tant qu'enfant et du ressentit de mes enfants face à l'école. Même si, adultes, il devront subir des pressions incontournables, j'aimerai les préserver du stress quotidien...
Merci d'avoir fais un petit tour chez moi Amélie :) Bises.